Nathalie : « Rejoignez notre réseau de télésecrétaires »

Bonjour, Nathalie, Peux-tu commencer par te présenter ?

Je suis Nathalie Flament, j’ai 39 ans, je suis secrétaire juridique formaliste indépendante à Rochefort (Charente Maritime). J’ai créé JuriSoutien en mars 2014. Auparavant, j’ai travaillé 10 ans dans un cabinet d’avocats spécialisé en droit des affaires et 7 ans au service d’experts-comptables commissaires aux comptes. J’ai suivi le cycle long de l’ENADEP, École nationale de droit et de procédure, et me suis spécialisée en droit des sociétés.

Tu t’es lancée en mars 2014, il y a un an maintenant, comment s’est passée ta première année ?

Elle a été assez difficile, notamment pour se faire connaître en tant que professionnelle, mais je n’ai pas laissé la place au doute et l’envie d’entreprendre ne m’a jamais lâchée ! Il faut dire que je n’habite la Charente Maritime que depuis 2012, suite à la mutation professionnelle de mon conjoint et cela aurait peut-être été plus simple de démarrer dans ma région d’origine, la région parisienne. J’ai passé mes 6 premiers mois d’activité à prospecter, organiser ma communication et améliorer mes supports.

Tu es spécialisée en secrétariat juridique. Peux-tu nous en dire plus ?

Je me suis effectivement spécialisée dans le secrétariat juridique naturellement, du fait de mon expérience dans ce domaine, plus particulièrement en droit des sociétés, et de mon goût pour cette matière. Je peux intervenir également dans la saisie des actes de procédures judiciaires. Je travaille principalement à distance de mon domicile, dans lequel j’ai une pièce dédiée à mon activité ou sur site dans les environs proches de Rochefort (17).Retour ligne automatique
Depuis novembre 2014, je transcris également des réunions de tous types à partir de fichiers sons (conseils de communautés de communes, colloques d’associations, réunions de comités d’entreprises, sessions d’organes consultatifs, etc.). Cette prestation demande une bonne culture générale et un bon niveau en langue française.Retour ligne automatique
Je me charge également des formalités pour les entreprises auprès de divers organismes (chambres de métiers, greffes des tribunaux de commerce, journaux d’annonces légales).

Pourquoi avoir souhaité devenir secrétaire indépendante ?

J’avais cette envie depuis plus de 10 ans, car je suis très autonome et organisée, mais la stabilité de mes emplois ne m’incitait pas à aller plus loin. Le changement de région et mon expérience acquise tout au long de ces années m’ont convaincue de relever ce nouveau défi. Je pense d’ailleurs que le télétravail a beaucoup d’avenir du fait de la souplesse qu’il procure. La diversité des missions est extrêmement motivante. Je souhaite apporter à mes clients une solution « clé en main » pour leur secrétariat, que ce soit pour une mission ponctuelle ou une assistance plus régulière.

Quelle a été la réaction de ton entourage ?

Il n’y a pas eu de demi-mesure ! Soit on adhère totalement à mon projet ou pas du tout. L’important est le soutien de ma famille proche, de mon mari et de mes enfants, qui croient en moi depuis le début et m’ont encouragée et soutenue dans toutes les étapes.

Revenons un petit peu sur ton lancement. Comment ça s’est passé ? Quelles ont été les grandes étapes de ton projet ?

J’ai préparé mon projet durant 6 mois. Je voulais commencer mon activité le plus tôt possible, mais je me suis laissé le temps de bien étudier chaque aspect, pour commencer sur des bases sereines. Je me suis d’abord aidée du guide de l’APCE, de son site internet et de toutes les informations que je pouvais trouver par tous moyens. Après beaucoup d’hésitations et de recherches, j’ai choisi de communiquer avec le nom JuriSoutien. J’ai ensuite préparé une plaquette commerciale que j’ai soumise à mon entourage, d’anciens collègues et un ami avocat. J’ai créé mon site internet, mes conditions de vente, réglé tous les aspects administratifs (recherche d’une assurance, d’un organisme pour l’assurance maladie, d’une banque, dépôt de ma marque, déclarations à la CNIL, formalités d’immatriculation), tout en commençant à me faire connaître. Le plus difficile est de progresser seule. J’ai finalement rapidement demandé l’avis de mes proches à chaque étape.

Tu as fait l’acquisition du Pack installation alors que tu étais déjà lancée depuis quelques mois. Pourquoi ?

J’ai d’abord pris connaissance de ton blog Croquefeuille. Je t’ai ensuite contactée et tu m’as informée de l’existence du pack installation « Devenir télésecrétaire » et du réseau des télésecrétaires. Enfin, j’avais un guide adapté à l’activité que je visais qui allait structurer pas à pas mes démarches et je n’étais plus seule à avancer grâce au réseau et à tous les conseils que l’on y trouve. Nous parlons de la même chose et cela nous fait progresser. Les plus anciennes nous guident dans beaucoup de domaines. Nous participons à des discussions constructives et j’aime également apporter ma contribution quand je le peux. Ayant beaucoup travaillé au service d’entreprises, certains aspects du pack installation m’étaient déjà familiers, mais il m’a apporté un vrai plus du point de vue de l’approche commerciale et chiffrée de mon projet.

As-tu bénéficié d’aides et/ou d’accompagnement pour ton projet ?

Pendant la période de construction de mon projet et le début de mon activité, j’étais encore indemnisée par Pôle emploi. Mon conseiller était au courant de mon projet, mais je n’ai eu aucun accompagnement particulier. J’ai simplement rencontré une personne de l’URSSAF qui tenait une permanence à la chambre de commerce, afin de compléter mes informations sur le régime de l’auto-entrepreneur. Je bénéficie du dispositif de l’ACCRE pour le moment.

Tu as choisi le statut d’auto-entrepreneur. Pourquoi ?

Le régime fiscal de l’auto-entrepreneur était le plus adapté pour tester mon activité, pour sa simplicité et l’exonération de TVA. Il est toujours adapté à mon activité actuelle, mais peut se révéler un frein si l’on constitue une équipe pour pouvoir contenter une clientèle plus importante et gérer plus de dossiers, notamment.

Tu es inscrite à la Chambre des métiers comme artisan. Quels en sont les avantages ?

Effectivement, je me suis inscrite à la chambre des métiers, compétente pour mon activité. Celle-ci propose régulièrement des formations à un tarif avantageux pour les artisans. D’un point de vue social, le statut d’artisan offre une meilleure protection. Nous sommes également répertoriés dans l’annuaire des artisans.

Comment as-tu organisé ta prospection ?

J’ai d’abord constitué une base de données par type de clientèle, puis j’ai alterné entre la prospection téléphonique et la prospection par mail, dans un premier temps localement et sur tes conseils, j’ai étendu ma prospection à la France entière. J’ai utilisé d’autres moyens, comme contacter les ordres des avocats, publier une annonce dans des journaux locaux et sur des sites internet professionnels, me déplacer dans les tribunaux, les réseaux sociaux, etc. Je me suis également inscrite sur LEXIRIS.fr, le site qui propose une sélection de prestataires dans notre domaine.

Finalement, comment as-tu trouvé tes premiers clients ? C’était pour quelles missions ?

Ma première cliente est une avocate. Je n’ai travaillé que sur site pour le moment pour des tâches diverses de secrétariat juridique. Je travaille régulièrement avec une consœur en retranscription audio de réunions et j’ai également travaillé pour une sténotypiste de conférences, à distance. Entre temps, des personnes se renseignent sur mes prestations, mes tarifs, ma façon de fonctionner et j’espère que cette année charnière de construction portera ses fruits dans les prochaines années.

D’un point de vue plus personnel, je crois que tu as des enfants, comment arrives-tu à concilier vie familiale et professionnelle en travaillant à domicile ?

J’ai 2 enfants de 11 et 4 ans, tous deux scolarisés. Au début, cela a été assez difficile de trouver un rythme à la maison, puisque j’ai toujours travaillé à l’extérieur, mais les choses se sont mises en place petit à petit. Les enfants ont bien intégré le fait que je travaille très souvent à la maison. Je dispose d’une pièce dédiée à mon activité qui me permet de m’isoler pour un maximum de concentration et bien sûr je mets à profit le temps scolaire pour avancer mes dossiers. Je travaille très souvent le soir, même assez tard, et le samedi.

As-tu une journée type ?

Je m’astreins à un horaire pour commencer ma journée de travail, entre 8h30 et 9h, mais je n’ai pas d’horaire limite, sinon je serais salariée ! En fait, je ne résonne pas trop en horaires, mais quand je dois rendre un dossier pour tel jour, je mets tout en œuvre pour respecter ce délai.

Après cette première année, quels sont tes objectifs pour la suite ?

J’aimerais développer encore plus mon cœur de métier, le secrétariat juridique, ainsi que les formalités pour les entreprises, tout en continuant mes missions de transcription audio et pourquoi pas, travailler en réseau avec d’autres télésecrétaires. J’aime aller au bout des choses et fournir du travail de qualité. C’est pourquoi je ne pense pas multiplier les dossiers pour « faire du chiffre », mais satisfaire ma clientèle pour la fidéliser.

Quels sont les conseils que tu peux donner à celles et ceux qui voudraient se lancer comme secrétaire indépendante ?

Je dirais, ne vous précipitez pas, procédez bien par étapes de construction de votre projet et, sauf exception, un an ne suffit pas pour évaluer la pérennité de votre entreprise. Il faut voir plus loin et être un peu patient, il faut le dire. Ne restez pas seul et rejoignez notre réseau de télésecrétaires, par exemple, qui permet des échanges constructifs et un partage d’expériences vraiment liées à notre métier et même par spécialité. Il faut également bien définir ses prestations, mais parfois au gré des opportunités et des rencontres, elles peuvent évoluer. Rien n’est figé, je pense.

Pour en savoir plus : http://www.jurisoutien.fr/

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